L’équipe de France

J’ai, comme beaucoup de monde, apprécié la belle victoire des bleus hier soir contre le Portugal. Une victoire d’autant plus appréciable qu’elle a été réalisée contre une excellente équipe portugaise.

Me concernant, j’ai d’autant plus apprécié que je pourrais dire à Stéphane Guy que les bleus sont largement capable de gagner et surtout de bien jouer, même en l’absence du « petit génie ». Sur le but, l’auteur ( N’Golo Kanté ) n’est pas allé au poteau de corner pour croiser les bras en bombant le torse et sur le terrain pas de passement de jambes et autres moulinets jambiers dont le « petit génie » nous gratifie durant ses matchs.

Pour en revenir à N’Golo Kanté, la classe, la sobriété, l’humilité dont devrait peut-être s’inspirer le « petit génie » plutôt que de plagier son coéquipier de club, Neymar.

Vive la retraite …

Je suis désolé, je vous le dis tout net : j’en ai raz le bol de tous ces gouvernements de voyous (qu’ils soient de gauche ou de droite, c’est bonnet blanc et blanc bonnet) !

En 1956, quand Guy Mollet a instauré la vignette pour « fournir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus », bon … moi j’avais à peine 6 ans et mes parents étaient fières de venir en aide aux anciens. En plus, Paul Ramadier, le ministre des Affaires économiques, avait affirmé que ça serait une taxe temporaire… Bah, il a duré quarante-quatre ans le temporaire ! Depuis mes 19 ans j’ai payé cette vignette ! Alors merci ! Surtout que les anciens n’en ont presque jamais vu la couleur, vu qu’au bout de trois ans, le Premier ministre, Michel Debré, a annoncé que le produit de la vignette serait finalement « acquis au budget de l’État… », qui le reverserait au Fonds national de solidarité. Enfin, en partie… Enfin, en petite partie… Que les vieux se fassent dépouiller comme ça, ça a fait du foin, pendant toutes ces années. Mais ça n’a jamais rien changé.

Ensuite en 1991, quand ils ont créé la CSG (Rocard) , la contribution sociale généralisée pour financer la branche famille, en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales, bon… sans râler, j’ai payé ! Surtout que ça ne devait durer que cinq ans. « Une contribution transitoire » qu’ils disaient… et puis 1,1 %, c’était supportable. Seulement vingt-sept ans plus tard, elle transite toujours la CSG ! Et elle a grimpé à 9,2 % pour les salariés et 8,3 % pour les retraités. Par étapes, bien sûr, c’est moins voyant. En 1993, elle est passée de 1,1 à 2,4 %. Pour alimenter en plus le Fonds de solidarité vieillesse. Y’avait pas déjà la vignette pour ça ? Chuuuuut, arrêtez d’être insolents ! En 1997, elle augmente encore pour financer, en plus, la branche maladie : on en est à 3,4 %. En 1998, toujours pour la branche maladie, elle passe à 7,5 %, etc., etc.

Bref, la protection sociale ne s’est pas redressée, et ce qui devait être temporaire est devenu… un impôt de plus. Ah bah oui ! La CSG, ça rapporte plus que l’impôt sur le revenu aujourd’hui. Si on vous demande combien vous payez d’impôts par an, vous savez le dire. Mais si on vous demande combien vous payez de CSG, vous savez ?

Chez moi on disait : « C’est tout un art de plumer l’oie sans la faire crier. » Alors qu’il y aurait de quoi hurler.

Et puis en 1996, rebelote avec la CRDS, la « contribution à la réduction de la dette sociale ». J’ai payé. (Mais j’avoue, j’ai râlé.) À cette époque, les déficits sociaux s’élevaient à un montant estimé entre 30 et 38 milliards d’euros. Oui, parce que nous, si on se trompe de dix euros dans notre déclaration de revenus, on risque une amende, mais eux, un flou de 8 milliards, ils ont le droit… Toujours est-il qu’ils avaient tout bien calculé : en treize ans, tout serait remboursé. La CRDS devait disparaître le 31 janvier 2009. Mais voilà-t’y pas qu’en septembre 1997, le gouvernement Jospin annonce 13 milliards d’euros supplémentaires de dettes, qui correspondaient aux déficits sociaux non financés des années 1996 à 1998. Alors, ils ont tout bien recalculé, finalement pour tout éponger il fallait prolonger… jusqu’au 31 janvier 2014. Mais voilà-t’y pas qu’en 2004, le plan de redressement de la Sécurité sociale concocté par Philippe Douste-Blazy annonce 50 milliards d’euros supplémentaires de dette à rembourser. Alors, ils ont tout bien re-recalculé… et ils ont vu que finalement, la Trinité était la meilleure date pour arrêter la CRDS. Donc, on la paye toujours…

Et puis, en 2004, Raffarin a inventé la « journée de solidarité », vouée à « l’autonomie des personnes âgées ». J’ai donc travaillé… sans être payés ! Et en 2013, une nouvelle taxe pour les retraités. CASA, ça s’appelle. C’est la « contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie », 0,3 % sur les retraites, pensions d’invalidité, allocations de préretraite. C’est-à-dire qu’ils font payer les vieux pour que les vieux soient autonomes ! C’est pas du bon foutage de gueule, ça ?

Et on continue. En 2013, toujours, M. Jean-Marc Ayrault nous gèle les retraites complémentaires… Et comme ça ne s’arrête jamais, maintenant, j’ai une augmentation monstrueuse de la CSG : 25 % d’augmentation ! Ah ben oui, on nous a dit 1,7 %, mais c’est pas 1,7 % de ce qu’on payait, c’est le taux qui augmente de 1,7 % ! Bref, nous les vieux, on est passés de 6,6 % à 8,3 % de CSG, ça nous fait 25 % dans les dents qui nous restent.

Et maintenant, la cerise sur le pompon : on nous annonce que nos retraites vont être revalorisées de 0,3 %. Cinq fois moins que l’augmentation dont on aurait dû bénéficier si le code de la Sécurité sociale avait été simplement respecté, puisqu’il prévoit que les pensions soient revalorisées du montant de l’inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie. Et l’inflation prévue d’après l’Insee est de 1,6 %. Et Bruno Le Maire ose dire sur RTL : « Mais ils ne seront pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée. » Il croit qu’on est tous gâteux ou quoi ?

Je n’ai que mon certificat d’études, mais y’a pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre qu’une hausse de 0,3 % des pensions, quand les prix augmentent de 1,6 %, revient à une baisse du pouvoir d’achat. D’après le baromètre de l’institut Elabe, publié le 6 septembre, 72 % des retraités déclarent ne pas avoir confiance dans le chef de l’État, alors qu’ils étaient 44 % en janvier et 35 % lors de son élection. On se demande vraiment pourquoi.

Un type qui pour se faire élire déclarait chez Jean-Jacques Bourdin en décembre 2016 : « L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que, avec moi, toutes les petites retraites auront leur pouvoir d’achat protégé. » Et sur RMC encore, en février 2017 : « Je ne veux pas, moi, faire d’économies sur le dos ni des retraités, ni de celles et ceux qui sont à quelques années d’aller à la retraite. » Et au 20 heures de France 2 en mars 2017 : « Je ne touche pas à la retraite de celles et ceux qui sont aujourd’hui retraités. Leur retraite sera préservée. Il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat, c’est essentiel ! »

Alors je pose la question : 72 % qui n’ont pas confiance, comment est-ce possible ? Comment peut-il se trouver encore 28 % de retraités qui lui fassent confiance ?

Toute ma vie, j’ai payé pour aider les vieux et maintenant que je suis vieux, il faut que je paye pour aider les jeunes ?

Après ça, si on est pas gouverné par des voyous…

François Bayrou, commissaire au plan ?

François Bayrou, commissaire au plan : encore un poste du gouvernement occupé par une mise en examen. Bonjour la république exemplaire. De plus, il est rattaché directement à Macron, ce qui a pour effet de conserver sa place de maire de Pau, ben voyons. Et l’on peut se poser la question, a-t-on vraiment besoin d’un commissaire au compte, censé planifier sur le long terme alors que tout va tellement trop vite avec les nouvelles technologies ? Enfin bref, encore un poste de créé et bien sûr, monsieur va cumuler un salaire de plus. C’est pas beau, en pleine période de crise ? Merci Macron.

Je rêve de ce monde là !

«Des offrandes pour ceux qui n’ont besoin de rien, des sacrifices pour ceux qui ont besoin de tout.» : Une bonne synthèse de la politique de Macron. On ne peut pas nier qu’il a parfaitement résumé la situation dans ce superbe texte.