Le conseil constitutionnel

Ça y est, le conseil constitutionnel a voté la réforme : il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Ce conseil constitutionnel, neuf vieillards qui décident de l’avenir des jeunes et aussi des moins jeunes. C’est absolument insensé, comment peut-on encore garder cette 5ème république ? S’il faut financer les retraites, commençons par supprimer ce conseil constitutionnel et surtout le sénat « qui nous coûte un pognon de dingue » comme dirait Macron.

La démocratie en France n’existe plus avec cette 5ème république où un homme décide seul. Un homme qui ne connait rien à la vraie vie, qui gouverne pour la haute bourgeoisie, le CAC 40, les grands patrons, les actionnaires et qui met à genoux toutes celles et tous ceux qui maintiennent la France debout. Cette réforme des retraites nous en donne un exemple flagrant, avec ces 49.3, 47.1, qui imposent brutalement à des millions de françaises et français des lois dont personne ne veut.

Et ce gouvernement, où 47 mises en examens siègent paisiblement : il n’y a qu’en France que l’on supporte cela, dans les autres pays de l’UE, c’est la démission directe, mais en France NON, tu peux continuer à siéger en toute impunité. Nous sommes gouvernés par des voyous. On vote pour des députés qui devraient normalement nous représenter, mais une fois élus, ils ne pensent qu’à une seule chose, leur carrière. Lorsque l’on voit tous les revirements, les retournages de vestes des gouvernants, il ne faut pas s’étonner du désintéressement des gens pour la politique et du nombre des abstentions lors des votes.

Plutôt que de rester à la maison au moment des votes, bourrons les urnes de bulletins blancs. Il est vrai qu’ils ne sont pas comptabilisés, mais si, un élu ou une élue passe avec 15% des voix comme c’est souvent le cas et qu’il y a plus de 80% de bulletins blancs, certes, il ou elle sera élu.e, mais ne pourra plus se vanter d’avoir eu la majorité, une majorité de bulletins blancs, une majorité qui ne veut pas d’elle ou de lui.

On se fait « enfler » de tous les côtés, alors les seules choses qui nous reste pour changer tout ça c’est le vote et la rue.

 

Manif du 13 avril

Journée continue comme toujours, jour de manif. Le matin à Nemours où nous étions « seulement » 150. C’est indéniable que le mouvement s’amenuise, ce que Macron espérait depuis le début. Même chose à Paris où la CGT dénombrait 400 000 manifestant.e.s alors que la préfecture en comptait 40 000 : il ne faut pas se leurrer, c’est un chiffre largement en dessous de la réalité, car le convoi, comme toujours a été divisé en deux. 40 000, c’est plutôt le nombre de CRS et Brav-m présents sur cette manif ! Il nous faudrait une déclaration de Macron pour rebooster le mouvement.

Départ place de l’Opéra à Paris.
Arrivée place de la Bastille.

Manif du 6 avril

Comme à chaque manif, le matin à Nemours où nous étions 300 avec la moitié de jeunes, puis l’après-midi à Paris. Trajet Invalides place d’Italie. D’après les syndicats, il y avait 500 000 manifestant.e.s.

Manif du 31 mars à Fontainebleau

Manifestation local ce 31 mars à Fontainebleau. Encore beaucoup de monde malgré les trombes d’eau qui ont copieusement arrosé les manifestant.e.s. Quand j’entends les membres du gouvernement nous dire que le nombre de manifestants diminuent, que le mouvement s’essouffle, on voit bien qu’ils ne sont jamais sur le terrain.

 

Avec Ruffin

Alice, Soissons, pâtissière en supermarché : « Je travaille six jours par semaine »

Les macronistes, c’est leur nouveau refrain, à la télé : « Dans ce conflit, il n’y a pas que la question des retraites, mais tous les problèmes de travail, le respect du travail, la santé au travail, le travail des séniors… »

Mais qui, depuis quarante ans, qui depuis dix ans, qui écrase le travail ? Qui le méprise dans les faits ? Qui en organise la maltraitance ? Macron et ses pairs, et ses pères. Macron qui, à l’Elysée déjà, murmurait à l’oreille droite de Hollande. Macron à Bercy. Macron qui, à peine élu président, a comme priorité de fragiliser les salariés.

Cette « France d’en haut », à l’Assemblée, dans les éditos, qui par leurs lois, leur « compétitivité », leur « flexibilité », durcissent la vie de toutes les Alice du pays. Qui les mettent au boulot même le dimanche. Qui réduisent pour elles les respirations, qui rétrécissent la vie de famille, sportive, associative, religieuse. Qui en gèlent les salaires. Et qui prétendent maintenant, en même temps, « respecter le travail ».

Ils me dégoûtent.
Vivement un gouvernement pour les Alice !